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Moins qu'hier, plus que demain (FABCARO)

note: 3... Marylène - 11 juillet 2018

BD vendue avec le bandeau « Par l’auteur de Zaï Zaï Zaï », méthode commerciale agaçante... Mais force est de reconnaître qu’il y a un vrai style Fabcaro. Et si ce n’est pour vendre, c’est au moins pour avertir. Un [...]

L'obsolescence programmée de nos sentiments (ZIDROU)

note: 3... Marylène - 3 juillet 2018

Belle BD pour évoquer ceux que l’on nomme pudiquement les seniors en public et les p’tits vieux en coulisse.
Si l’on débat souvent dans les médias des évolutions du mode de vie des enfants et adolescents, il est plus rare de [...]

Les Conquérantes (Petra Biodina VOLPE)

note: 3... Marylène - 20 juin 2018

Hommage aux militantes qui ont combattu pour obtenir le droit de vote des femmes extrêmement tardif en Suisse…1971 !
La révolution sexuelle souffle du côté de Zurich mais les femmes isolées dans des cantons ruraux sont encore loin d’en ressentir [...]

Les Derniers Parisiens (HAMÉ)

note: 3... Marylène - 20 juin 2018

Le Panam des « titis » de la gouaille, de la débrouille, de la survie. Pigalle la nuit, violence contenue et poésie clandestine. Derrière ce film de gangster qui n’en est pas un, se révèle une pépite d’émotions.
Le Paris [...]

Critique

 

Le Français (Julien SUAUDEAU)

note: 4... Laëtitia - 31 mars 2017

«Le Français» est un roman court, âpre, sur un sujet brûlant : la conversion, puis la radicalisation d’un jeune Français de souche. «Le Français» n’a pas de prénom, car désincarné et semblable à de nombreux jeunes laissés pour compte ; tout juste le lecteur sait-il qu’il s’agit d’un blond aux yeux bleus qui mène une vie monotone en Normandie, entre petit boulot précaire, dépit amoureux et cellule familiale éclatée (un père absent, un beau-père alcoolique et violent qui le frappe à coups de ceinture). Quand Mirko, petit trafiquant d’Europe de l’Est, lui propose de réparer des ordinateurs à Bamako, il voit là une opportunité de fuir cet horizon bouché et de changer de vie. C’est là que tout bascule : suite à de mauvaises rencontres, il va faire son apprentissage d’un Islam radical auprès du Professeur : «En plus de nos lectures et de l’apprentissage des Cinq Piliers, le Professeur m’enseignait la taqiya, l’art de la poudre aux yeux : « C’est une ruse divine et une stratégie de guerre. Tu vis comme ton ennemi pour qu’il te croie ton ami». En l’écoutant me parler de la dissimulation, je me demandais parfois si à force de se cacher on ne finissait pas par ne plus savoir quand et avec qui on faisait semblant. Les jours où il s’absentait, il m’arrivait de penser que je faisais semblant d’être musulman et de suivre les enseignements du Prophète. Mais si j’essayais de me rappeler dans quel but je jouais cette comédie, je perdais tôt ou tard le fil et j’en arrivais toujours à la conclusion qu’il valait mieux y croire, pour ne pas oublier tout à fait qui j’étais».
La grande force de ce livre est de nous faire entrer dans la tête du personnage, d’assister à sa lente dérive, de ressentir son euphorie, ses doutes, tous ces sentiments contraires qui constituent un être humain, par le biais d’une narration à la première personne.
Un roman dérangeant où l’on suit, effaré, le lent processus de déshumanisation qui va mener ce jeune-homme jusque dans une forteresse en Syrie, où il côtoie l’E.I. et en deviendra un bourreau efficace.
Malgré la pesanteur d’un tel sujet, un roman essentiel pour mieux appréhender notre époque, s’interroger sur les failles du système et enrayer ce mal insidieux, et enfin sortir du manichéisme.