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Moins qu'hier, plus que demain (FABCARO)

note: 3... Marylène - 11 juillet 2018

BD vendue avec le bandeau « Par l’auteur de Zaï Zaï Zaï », méthode commerciale agaçante... Mais force est de reconnaître qu’il y a un vrai style Fabcaro. Et si ce n’est pour vendre, c’est au moins pour avertir. Un [...]

L'obsolescence programmée de nos sentiments (ZIDROU)

note: 3... Marylène - 3 juillet 2018

Belle BD pour évoquer ceux que l’on nomme pudiquement les seniors en public et les p’tits vieux en coulisse.
Si l’on débat souvent dans les médias des évolutions du mode de vie des enfants et adolescents, il est plus rare de [...]

Les Conquérantes (Petra Biodina VOLPE)

note: 3... Marylène - 20 juin 2018

Hommage aux militantes qui ont combattu pour obtenir le droit de vote des femmes extrêmement tardif en Suisse…1971 !
La révolution sexuelle souffle du côté de Zurich mais les femmes isolées dans des cantons ruraux sont encore loin d’en ressentir [...]

Les Derniers Parisiens (HAMÉ)

note: 3... Marylène - 20 juin 2018

Le Panam des « titis » de la gouaille, de la débrouille, de la survie. Pigalle la nuit, violence contenue et poésie clandestine. Derrière ce film de gangster qui n’en est pas un, se révèle une pépite d’émotions.
Le Paris [...]

Critique

 

Pêcheurs (Chigozie OBIOMA)

note: 3Abel et Caïn au Nigéria Laëtitia - 13 août 2016

«Les Pêcheurs» est dans la lignée des grands romans d’apprentissage du XIXe siècle et se lit comme une tragédie shakespearienne à la sauce africaine : «De la même façon qu’il y a des tragédies grecques ou shakespeariennes, les Pêcheurs est selon moi une tragédie igbo (l’ethnie dont il est issu). Cette forme littéraire ne me semble pas du tout périmée, notamment pour évoquer des sociétés telles celle d’où je viens, où la spiritualité et les superstitions continuent à jouer un rôle très important» confie l’auteur.
On suit donc l’évolution du narrateur, Benjamin, 9 ans, enfant insouciant, dont la vie va rapidement basculer. Désobéissant à leurs parents, Ikenna, Boja, Obembe et le petit Ben vont pêcher dans l’Omi-Ala, fleuve d’abord divinisé, puis maudit pendant la période coloniale. Là, ils croisent Abulu, mi clochard mi sorcier, qui lance une prédiction qui va dès lors s’insinuer tel un poison dans l’esprit de l’aîné Ikenna jusqu’à contaminer toute la fratrie. Chigozie Obioma a su insuffler une dimension tragique à ce récit d’une part par la quasi unité de lieu qui fait du roman un huis clos étouffant se passant dans la ville d’Akure, dans laquelle les voisins passent leur temps à s’épier et se dénoncer, d’autre part par la croyance en la parole la dotant d'un pouvoir performatif. Mais il sait aussi parer ce récit d’atours fantastiques, puisant dans une langue empruntant au conte africain, imagée, avec des expressions ou proverbes en igbo et yoruba. Un premier roman époustouflant, qui a été notamment en lice pour le Man Booker Prize et publié dans 26 pays.