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Moins qu'hier, plus que demain (FABCARO)

note: 3... Marylène - 11 juillet 2018

BD vendue avec le bandeau « Par l’auteur de Zaï Zaï Zaï », méthode commerciale agaçante... Mais force est de reconnaître qu’il y a un vrai style Fabcaro. Et si ce n’est pour vendre, c’est au moins pour avertir. Un [...]

L'obsolescence programmée de nos sentiments (ZIDROU)

note: 3... Marylène - 3 juillet 2018

Belle BD pour évoquer ceux que l’on nomme pudiquement les seniors en public et les p’tits vieux en coulisse.
Si l’on débat souvent dans les médias des évolutions du mode de vie des enfants et adolescents, il est plus rare de [...]

Les Conquérantes (Petra Biodina VOLPE)

note: 3... Marylène - 20 juin 2018

Hommage aux militantes qui ont combattu pour obtenir le droit de vote des femmes extrêmement tardif en Suisse…1971 !
La révolution sexuelle souffle du côté de Zurich mais les femmes isolées dans des cantons ruraux sont encore loin d’en ressentir [...]

Les Derniers Parisiens (HAMÉ)

note: 3... Marylène - 20 juin 2018

Le Panam des « titis » de la gouaille, de la débrouille, de la survie. Pigalle la nuit, violence contenue et poésie clandestine. Derrière ce film de gangster qui n’en est pas un, se révèle une pépite d’émotions.
Le Paris [...]

Critique

 

Le Monde extérieur (Jorge FRANCO)

note: 3Littérature colombienne Laëtitia - 7 juin 2016

On connaît peu la littérature colombienne en Europe, hormis Gabriel Garcia Marquez. Jorge Franco est pourtant un écrivain majeur, brassant les prix littéraires, dont le Premio Alfaguara de Novela, l’un des prix les plus prestigieux de la langue espagnole, pour «Le Monde extérieur».

Medellin, années 70, Don Diego, riche héritier colombien, est séquestré par des petites frappes et attend sa libération qui tarde à venir. Inspiré d’un fait divers, ce huis-clos repose sur un habile jeu d’alternance entre les époques et les personnages, permettant de mieux appréhender la personnalité de chacun, leur intériorité et les enjeux en cours. Ce récit tout en tension dramatique, mâtiné d’une touche de fantastique (que l’on nomme en Amérique latine realismo mágico), met en scène deux obsessions : celle de Don Diego pour la culture allemande et une pureté quasi aryenne, et celle du meneur du gang de ravisseurs, Mono, pour Isolda, fille de Don Diego.

La première obsession aura pour résultat la mise à l’écart de ce monde jugé impur d’Isolda, princesse fantasque pour sa famille, jeune-fille étouffant dans ce château sans réel contact avec la réalité, et surtout avec les jeunes de son âge.

La deuxième obsession, à la fois amoureuse et révélatrice de l’envie des exclus d’atteindre un idéal inaccessible (beauté, richesse, loisirs bourgeois) montre un Mono observant inlassablement Isolda jouant dans les bois, communiquant avec des animaux irréels et féeriques, puis plus âgée se dandinant en minijupe sur la musique des Beatles en l’absence de ses parents.

Un livre coup de poing sur la fracture sociale qui atteint son acmé avec la confrontation entre Don Diego et Mono, avec deux visions incompatibles de la Colombie, un constat sur les causes de la violence qui ravage encore aujourd’hui ce pays inégalitaire.